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Notes sur les contributeurs et contributrices

in Faire théâtre contemporain des textes littéraires (XVIe-XIXe siècles)
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Notes sur les contributeurs et contributrices

Andréane Audy-Trottier

est professeure associée au Département de lettres et communication sociale de l’Université du Québec à Trois-Rivières et membre collaboratrice au Centre interuniversitaire de recherche sur la première modernité (CIREM 16-18). Elle a soutenu, en 2015, une thèse intitulée « De l’usage de la fiction : le rôle de l’imagination dans les traités pédagogiques et les récits de formation au XVIIIe siècle ». Ses recherches actuelles portent sur les liens entre histoire et fiction dans l’éducation au XVIIIe siècle et l’éducation chez les Ursulines dans le Québec du XIXe siècle. Elle a codirigé plusieurs ouvrages collectifs, dont Éthique et esthétique dans la littérature pour la jeunesse (Tangence, 2014) et une Encyclopédie de la pensée moderne (PUL, 2022). Elle a également édité des pièces de théâtre de Madame Campan et du marquis de Saint Marc dans L’enfant rêvé, une anthologie des théâtres d’éducation du XVIIIe siècle (Classiques Garnier, 2022).

Véronique Basile Hébert

est une artiste de théâtre atikamekw de la communauté de Wemotaci. Doctorante en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal, elle mène un travail en recherche-création en théâtre sur le Nitaskinan/Kitaskino, le territoire ancestral des Atikamekw Nehirowisiwok. Elle détient une maîtrise en dramaturgie qui porte sur le chamanisme chez Jovette Marchessault. Dans le cadre du programme de théâtre autochtone de la compagnie de théâtre Ondinnok, en collaboration avec l’École Nationale de Théâtre du Canada, elle a également été l’une des créatrices du théâtre de rue du Festival Présence Autochtone de Montréal. Professeure invitée à l’Université du Québec à Trois-Rivières, elle a contribué à élaborer le microprogramme en études autochtones. Dans sa pratique, elle priorise les productions d’œuvres intergénérationnelles et, parfois, plurilingues, au sein des communautés autochtones. Puisant son inspiration dans la nature et de sa culture, elle écrit, met en scène et interprète ses spectacles avec des artistes issus de diverses origines. Son théâtre est engagé, près de ses préoccupations d’autochtone, de mère et d’artiste bispirituelle.

David Bélanger

est professeur de littérature au Département de lettres et communication sociale de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il a publié entre autres un ouvrage de critique interventionniste sur le roman Maria Chapdelaine et ses adaptations (Il s’est écarté. Enquête sur la mort de François Paradis, avec Thomas Carrier-Lafleur, Nota Bene, 2019), un livre de critiques épistolaires sur le roman québécois contemporain (Sortir du bocal, avec Michel Biron, Boréal, 2021) et un ouvrage sur les pouvoirs de la littérature tels qu’ils sont conçus dans les fictions québécoises du XXIe siècle (Appelée à comparaître. La littérature dans les fictions québécoises du XXIe siècle, PUM, 2021). Il est directeur du pôle « Politiques de l’imaginaire » du Centre de recherche Figura, codirecteur du Centre de recherche interuniversitaire en sociocritique des textes (CRIST) et directeur adjoint de la revue Tangence.

Geneviève Bélisle

est une artiste de théâtre. Au cours des vingt-cinq dernières années, elle a œuvré comme actrice, créatrice et autrice au sein de plusieurs compagnies de Montréal et de ses environs. Également médiatrice culturelle, elle accompagne des enfants et des adolescents dans leur découverte des arts vivants, notamment au sein du Festival TransAmériques (FTA). Elle est aussi chargée de cours à l’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal. Doctorante en études et pratiques des arts à l’UQAM, elle cherche à transformer le théâtre en territoire de rencontre entre Allochtones et Autochtones. Ce projet lui a permis de participer à des colloques en Inde, en Argentine et en France. La pièce issue de son travail en recherche-création, Vertiges, a été lue au printemps 2024 au Théâtre Aux Écuries, à Montréal.

Marc André Bernier

est professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières et membre de l’Académie des Lettres et sciences humaines de la Société royale du Canada. Ancien président de la Société internationale d’étude du dix-huitième siècle (SIEDS/ISECS), il est, depuis 2020, le directeur du Centre interuniversitaire de recherche sur la première modernité, XVIe-XVIIIe siècles (CIREM 16-18). Ses travaux portent sur les Lettres françaises du XVIIIe siècle (roman libertin et histoire de la libre pensée ; littérature et Histoire ; écriture des femmes ; histoire du livre), l’histoire et l’enseignement de la rhétorique (XVIIe-XIXe siècles) et les Lettres québécoises (XVIIIe-XIXe siècles). Il a fait récemment paraître, avec Kim Gladu et Huguette Krief, La vertu féminine, de la cour de Sceaux à la guillotine (Classiques Garnier, 2022) ; avec Andréane Audy-Trottier, Nicholas Dion, Cyril Francès et Kim Gladu, Une Encyclopédie de la pensée moderne. Les collections anciennes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (PUL, 2022) ; et, avec Zeina Hakim, Mémoires et roman : les rapports entre vérité et de fiction au XVIIIe siècle (Hermann, 2023).

Sarah Berthiaume

a d’abord été formée comme comédienne à l’option théâtre du Collège Lionel-Groulx avant de se consacrer à l’écriture dramatique. Elle est l’autrice des pièces Le Déluge après, Disparitions, Villes mortes, Yukonstyle, Nous habiterons Détroit, Nyotaimori et Antioche, qui a obtenu un grand succès lors du Festival d’Avignon en 2019. Elle signe également des adaptations d’œuvres de répertoire telles que Les Sorcières de Salem d’Arthur Miller et Un ennemi du peuple de Henrik Ibsen. Ses pièces ont été jouées dans plusieurs pays et traduites dans une dizaine de langues. Elle a aussi été collaboratrice pour les quatre dernières saisons de l’émission Plus on est de fous, plus on lit ! sur les ondes d’Ici Première et enseigne l’écriture dramatique dans plusieurs établissements. En avril 2023, sa pièce Wollstonecraft, une réécriture du roman Frankenstein de Mary Shelley, a été jouée sur la scène du Théâtre de Quat’Sous. Elle termine présentement l’adaptation du roman La Femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette pour une scène montréalaise.

Pascal Brullemans

commence son parcours en 1994 avec Les Derniers Jours du Gouverneur, mis en scène par Wajdi Mouawad. Débute ensuite une collaboration avec le metteur en scène Éric Jean pour un cycle de créations fondé sur l’écriture de plateau, dont sont issues les pièces Camélias et Hippocampe. Ce dernier spectacle remporte le prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre en 2001. Puis l’auteur fait une incursion dans l’univers jeune public, notamment avec Isberg, suivi de Vipérine et Moi et l’autre. Ces deux textes remportent le prix Louise-LaHaye. L’artiste travaille également aux côtés de la metteure en scène Nini Bélanger pour créer Endormi(e), et Beauté, chaleur et mort, spectacle qui obtient le prix de la meilleure production décerné par Carte PREM1ÈRES, en 2011. En 2016, il reçoit le prix Michel-Tremblay pour Ce que nous avons fait. Ces dernières années, Pascal Brullemans a poursuivi plusieurs projets, parmi lesquels les pièces Eden, Petite sorcière, Ceux qui n’existent pas et Homicide, présenté au théâtre Prospéro, en 2023.

Sébastien Côté

est professeur de littérature à l’Université Carleton (Ottawa). Spécialiste de la Nouvelle-France et auteur de plusieurs articles portant sur l’histoire littéraire, il a notamment publié L’ethnologie détournée : Carl Einstein, Michel Leiris et la revue DOCUMENTS (Garnier, 2019), en plus d’avoir codirigé Relire le patrimoine lettré de l’Amérique française (PUL, 2013), les dossiers « Barbaries, sauvageries ? » (revue Dix-huitième siècle, 2020) et L’Amérique dans le Mercure galant sous Louis XIV (Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 76, n° 1-2, 2022) ainsi que Rêver le Nouveau Monde : l’imaginaire nord-américain dans la littérature française du XVIIIe siècle (PUL, 2022). En 2023, aux PUL, il a fait paraître La Nouvelle-France sur les planches parisiennes : anthologie (1720-1786) et, avec Sébastien Drouin, Secrets et surveillance épistolaires dans l’Europe du dix-huitième siècle (Oxford University Studies in the Enlightenment). Depuis 2016, il dirige la collection « L’archive littéraire au Québec » (Québec, PUL).

Rosa de Diego

est professeur de littérature française à l’Université du Pays Basque. Ses recherches portent sur la littérature française des XIXe, XXe et XXIe siècles, sur l’analyse thématique (la ville, la femme, les mythes, l’ennui, le mensonge) et sur la littérature québécoise. Elle a publié entre autres Teatro de Québec (Servicio editorial Universitad del País Vasco, 2002), Historia de las literaturas francófonas. Bélgica, Canadá, Magreb (Cátedra, 2002), Teatro y Cine. Textos y miradas (Servicio editorial Universitad del País Vasco, 2010) et Literaturas fin-de-siglo en Francia (Editorial académica española, 2012). Elle a également traduit Le naturalisme au théâtre (Publicaciones de la ADE, 2011), Le théâtre du peuple et Un théâtre engagé (ADE, 2016), et plusieurs pièces d’Évelyne de la Chenelière, Compromis de Philippe Claudel ou Un chapeau de paille d’Italie de Labiche. Elle a reçu trois Prix de traduction théâtrale (ADE). Elle est Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques (2008).

Charlène Deharbe

est professeure associée au Département de lettres et communication sociale à l’Université du Québec à Trois-Rivières et membre associé du Centre interuniversitaire de recherche sur la première modernité (CIREM 16-18). Elle s’est d’abord intéressée aux rapports entre roman et théâtre au XVIIIe siècle (Du théâtre au récit de soi dans le roman-mémoires du XVIIIe siècle, Brill, 2016) et a publié la première édition critique du roman Dolbreuse de Loaisel de Tréogate (STFM, 2015). En 2022, elle a fait paraître, avec Françoise Gevrey, l’édition des Nouvelles et contes de ce même auteur (Classiques Garnier) et, en 2023, avec Nicholas Dion, un ouvrage collectif intitulé Fiction et morale au siècle des Lumières (Hermann). Elle codirige la revue de la Société canadienne d’étude du dix-huitième siècle, Lumen.

Nicholas Dion

est professeur à l’Université de Sherbrooke. Outre la version remaniée de sa thèse (Entre les larmes et l’effroi. La tragédie classique française, 1677-1726, Classiques Garnier, 2012 ; Prix de l’Académie Montesquieu jeune chercheur 2013), il a publié des articles sur le théâtre et sur l’élégie aux XVIIe et XVIIIe siècles (Littératures classiques, XVIIe siècle, Revue d’histoire littéraire de la France, Études littéraires, Le Fablier, etc.). Il a aussi dirigé et codirigé plus d’une dizaine de collectifs sur la littérature de la première modernité, dont Histoire de l’édition. Enjeux et usages des partages disciplinaires (XVIe-XVIIIe siècle) (Classiques Garnier, 2023) ; « Plaintes, pleurs, et plaisirs : la poésie élégiaque aux siècles classiques » (revue Tangence, no 109, 2015). Il a récemment participé à l’édition de Tarquinio Galluzzi, De elegia commentarius/Commentaire sur l’élégie (Les Belles Lettres, 2023).

Olivier Ducas

a étudié l’interprétation à l’École Nationale de Théâtre du Canada. De sa rencontre déterminante avec Francis Monty naît, en 1999, le Théâtre de la Pire Espèce dont ils assument conjointement la direction artistique. Auteur, acteur, metteur en scène et manipulateur au sein de la compagnie, Olivier Ducas est cocréateur des spectacles du Théâtre de la Pire Espèce (Ubu sur la table, Persée, Gestes impies et rites sacrés, L’Anatomie de l’objet, Die Reise ou les visages variables de Felix Mirbt, Futur intérieur) dont les tournées se déploient au Canada, en Europe, au Mexique et au Brésil. En 2008, il écrit et met en scène Roland, la vérité du vainqueur, une pièce inspirée de la Chanson de Roland. En 2014, il crée Villes, collection particulière, où il ajoute à ses chapeaux d’auteur et de metteur en scène celui d’interprète soliste. Il a récemment créé avec Karine St-Arnaud Les Contes zen du potager. Au cœur de ses préoccupations et de ses actions : la recherche formelle et le développement d’une dramaturgie fondée sur l’image et l’objet en scène. En plus de ses activités créatrices, Olivier Ducas est aussi formateur en théâtre d’objets auprès de professionnels, d’enseignants en théâtre et d’étudiants. Il est aussi membre fondateur et codirecteur artistique du Théâtre Aux Écuries.

Nour El Houda Ouannes

possède une maitrise en littérature française de l’Université Mohamed Khider (Biskra, Algérie) et poursuit ses études en lettres à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Sa thèse, qu’elle prépare sous la direction de Léonore Brassard, porte sur le trauma du corps féminin dans les œuvres d’Assia Djebar, Malika Mokeddem et Nina Bouraoui. Elle a participé à titre d’assistante de recherche aux travaux sur les captations théâtrales menés par l’équipe du professeur Hervé Guay.

Louise Frappier

est professeure au Département de théâtre de l’Université d’Ottawa. Spécialiste du théâtre français de l’Ancien Régime, elle a dirigé des dossiers thématiques sur le théâtre et la littérature de la Première Modernité dans les revues Études françaises, Tangence et Percées, et elle a co-édité des ouvrages collectifs, parmi lesquels Les jeux de l’échange : entrées solennelles et divertissements, avec Marie-France Wagner et Claire Latraverse (Honoré Champion, 2007 ; Classiques Garnier, 2022) et Histoire et mémoire au théâtre. Perspectives contemporaines avec Joël Beddows (PUL, 2016). Elle a également co-édité la pièce de théâtre Une partie de campagne avec Micheline Cambron (Alias, 2017) et publié plusieurs articles dans des ouvrages collectifs et des revues savantes (Renaissance and Reformation, Études françaises, Tangence, Early Modern France). Elle est actuellement la codirectrice de la revue numérique québécoise Percées. Explorations en arts vivants.

Maude Gareau

a été formée à l’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal et auprès de maîtres de stage (Fabrizio Montecchi, Massimo Schuster, Pierre Robitaille et Agnès Limbos). Elle est à la fois marionnettiste, créatrice et metteuse en scène. En 2005, elle a cofondé la compagnie de création Ombres Folles, dont elle est aujourd’hui la directrice artistique et générale. Engagée dans le développement de la marionnette contemporaine et du théâtre jeune public, Ombres Folles explore les croisements de genres entre théâtre de marionnettes, d’ombre et d’objet, tout en sondant nos peurs, nos travers et nos tabous. Avec des spectacles qui éveillent l’esprit fantaisiste des petits et grands, Ombres Folles défend un monde porté par l’imagination et offre une vision du monde lumineuse et inventive. Maude Gareau a également une formation en musique et fusionne ses passions dans des œuvres multidisciplinaires. À ce titre, elle a collaboré aux spectacles de l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+) de 2011 à 2019 en tant qu’assistante à la direction artistique. Entre 2020 et 2022, elle a fait la mise en scène de spectacles combinant théâtre et musique avec l’Ensemble Choros et avec le Duo Airs. Elle partage aussi ses compétences en tant que formatrice, offrant des ateliers de théâtre d’ombres et d’objets. Ayant à cœur la défense des intérêts de son milieu, elle a siégé au conseil d’administration de l’Association québécoise des marionnettistes de 2015 à 2023 et en a assumé la présidence de 2019 à 2022.

Kim Gladu

est professeure associée à l’Université du Québec à Rimouski. Elle est l’auteure d’une monographie (La grandeur des petits genres : l’esthétique rococo à l’âge de la galanterie, Hermann, 2019) qui traite principalement de l’apport des contes de fées et des recueils collectifs dans le développement d’une littérature galante modulée par le goût rococo en France au XVIIIe siècle. Elle a également codirigé l’ouvrage Imager la Romancie. Dessins de Clément-Pierre Marillier pour le Cabinet des fées et les Voyages imaginaires, 1785-1789 (Hermann, 2013) qui offre une édition moderne et critique des gravures ornant les deux anthologies. Ses intérêts de recherche portent sur la littérature galante, les recueils collectifs et l’écriture des femmes.

Hervé Guay

enseigne le théâtre au Département de lettres et communication sociale de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses travaux portent sur l’histoire culturelle au Québec, les discours sur le théâtre, l’esthétique scénique, le numérique dans les arts vivants et les pratiques du spectateur. Il est l’un des auteurs du Théâtre contemporain au Québec, 1945-2015 (PUM, 2020). Il a dirigé Théâtre et nouveaux matérialismes (PUM/PUR, 2023) avec Nicole Nolette et Jean-Marc Larrue et, plus récemment, La culture au Québec au temps de la pandémie (PUM, 2024) avec Louis Patrick Leroux et Sandria P. Bouliane.

Hélène Jacques

enseigne la littérature au Collège Lionel-Groulx (Sainte-Thérèse) depuis 2007. Elle a fait une thèse de doctorat sur les mises en scène de Denis Marleau, notamment sur ses adaptations de textes non conçus pour la scène (2010). Elle contribue régulièrement à Jeu. Revue de théâtre, dont elle a été membre du comité de rédaction de 2003 à 2013. Elle a également codirigé L’Annuaire théâtral de 2013 à 2015. Membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ), elle a fait partie de l’équipe de direction de l’ouvrage Le théâtre contemporain au Québec. 1945-2015, paru aux PUM en 2020 et collabore actuellement à deux équipes de recherche : celle du Laboratoire intercollégial de recherche en enseignement de la littérature (LIREL) et celle du projet « Capteur de scènes: recherche, création, médiation ».

Jane Koustas

est professeure émérite au Département de langues et de littératures modernes à Brock University où elle a dirigé le programme en études canadiennes. Elle a été titulaire de la Chaire en études canadiennes à l’Université collège Dublin pendant trois mandats entre 2005 et 2016. Ses recherches portent sur le théâtre québécois, la traduction au Canada et la traduction théâtrale. Elle a publié entre autres Les belles étrangères. Canadians in Paris (Les Presses de l’Université d’Ottawa, 2008), Robert Lepage : Théâtre sans frontières : Essays on the Dramatic Universe of Robert Lepage (avec Joe Donohoe ; Michigan State University Press, 2000) ; Vision/Division : l’œuvre de Nancy Huston (avec Marta Dvorak ; Les Presses de l’Université d’Ottawa, 2004) et Robert Lepage on the Toronto Stage : Language, Identity, Nation (McGill-Queens, University Press, 2016). Elle termine présentement une étude comparative sur les théâtres québécois et irlandais contemporains.

Olivier Lapointe

est analyste aux Services-conseils à la recherche des Services informatiques de l’Université du Québec à Montréal. Il a occupé pendant plusieurs années le poste de responsable des infrastructures numériques du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ) et a ainsi contribué à élaborer de nombreux outils informatiques qui ont soutenu divers projets de recherche en théâtre, sociologie, histoire de l’art et dans le domaine de la culture : Capteur de scènes, la Vie littéraire au Québec, NumaPresse et le LaboPop (Laboratoire de recherche sur la culture de grande consommation et la culture médiatique au Québec).

Nicolas Le Cadet

est professeur de littérature française du XVIe siècle à l’Université Rennes 2. Ses travaux portent sur Rabelais, le théâtre français des années 1450-1550, le théâtre humaniste, la narration brève ou encore la réception des textes antiques à la Renaissance. Il est corédacteur en chef de L’Année rabelaisienne et co-auteur du Tout Rabelais (Bouquins, 2022) et de deux volumes de la maison Atlande, consacrés au Quart livre (2011) puis à Gargantua (2017). Il a aussi fait paraître une monographie sur Rabelais et le théâtre (Classiques Garnier, 2020), dans laquelle il s’intéresse aux sources dramatiques, à la théâtralité et à la postérité scénique du texte rabelaisien. Il a récemment publié une édition d’Aman. Tragedie saincte d’André de Rivaudeau (Classiques Garnier, 2023), ainsi que deux numéros de revue sur « La farce au XVIe siècle » (Réforme, humanisme, Renaissance, n° 93, 2021) et « Les mystères français au XVIe siècle » (Seizième Siècle, n° 23, 2023).

Syliane Malinowski-Charles

est professeure de philosophie à l’Université du Québec à Trois-Rivières depuis 2011, où elle dirige le Laboratoire sur l’histoire et la pensée modernes. Spécialiste du XVIIe siècle, elle s’intéresse plus particulièrement à Spinoza, aux passions et à la question du rapport esprit-corps au sein du cartésianisme. En plus d’une soixantaine d’articles, elle a publié la monographie Affects et conscience. L’automatisme dans le progrès éthique chez Spinoza (Olms, 2004) et (co)dirigé les ouvrages collectifs suivants : Figures du sentiment : morale, politique et esthétique à l’époque moderne (PUL, 2003), Sagesse et bonheur : études de philosophie morale (Hermann, 2013), Descartes et ses critiques (Hermann, 2014) et Apprivoiser la mort au XXIe siècle : enjeux philosophiques, perspectives scientifiques et sociales (PUL, 2023). Son intérêt pour le théâtre l’a menée autant à l’étude académique (diplôme universitaire de premier cycle, Université de Nancy II, 1992-1994) que, plus récemment, à la pratique en tant qu’actrice dans une troupe de théâtre de Trois-Rivières (Québec), le Théâtre des Nouveaux Compagnons.

Jeanne Murray-Tanguay

est doctorante en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et prépare une thèse sur les dramaturgies documentaires québécoises qu’elle étudie au prisme des théories de la lecture et de l’écopoétique décoloniale. Elle agit aussi à titre de secrétaire de rédaction pour la revue scientifique Percées – Explorations en arts vivants, de coordonnatrice du projet « Un livre à la fois » (UQAM ; Gricole), d’auxiliaire de recherche pour la production du tome VIII de La vie littéraire au Québec et de responsable des communications de la Société québécoise d’études théâtrales (SQET).

Alexandra Moreira da Silva

est docteure en études théâtrales et littérature comparée (Université Sorbonne Nouvelle/ Université de Porto) et enseigne à l’Institut d’Études théâtrales (Sorbonne Nouvelle). Elle a publié différents articles sur le théâtre, la traduction et les dramaturgies contemporaines, et a codirigé plusieurs ouvrages collectifs ou numéros de revues spéciaux (« De l’intime au politique : Les enjeux du théâtre dans les Amériques au XXIe siècle », IdeAs, no 21, 2023), Le théâtre face aux dictatures : luttes, traces, mémoires (Les Solitaires Intempestifs, 2022), « La nudité dans les arts de la scène : approches historiques et critiques » (Registres, no 23, PSN, 2022). Dramaturge et traductrice, elle a traduit et publié de nombreux textes classiques et contemporains (Molière, Musset, Beckett, Ionesco, Cocteau, Yourcenar, Duras, Garcia Lorca, Nelson Rodrigues, Lagarce, Koltès, Mohamed El Khatib, Yasmina Reza, etc.). Elle dirige, depuis 2016, la collection de dramaturgies contemporaines « Domaine étranger » chez Les Solitaires Intempestifs. Actuellement, avec Pierre Letessier, elle coordonne le projet « lecorvin.net : écrire et penser un dictionnaire des théâtres, encyclopédique et numérique » (IRET).

Muriel Plana

est professeure en études théâtrales à l’Université de Toulouse – Jean Jaurès et membre du Laboratoire Lettres, Langages et Arts. Elle travaille sur les relations entre le théâtre et les autres arts, sur la théorie et l’esthétique du théâtre, les écritures dramatiques, la recherche-création en arts, ou encore le genre. Elle a publié notamment Théâtre et politique I. Modèles et concepts et Théâtre et politique II. Pour un théâtre politique contemporain (Orizons, 2014), Fictions queer. Esthétique et politique de l’imagination (Éditions universitaires de Dijon [EUD], 2018), Mondes à venir. L’art de l’anticipation au théâtre (Orizons, 2022) et plusieurs ouvrages collectifs aux EUD, dont Théâtralité de la scène érotique (avec H. Beauchamp, 2012), Esthétiques queer (avec F. Sounac et al., 2015), Corps troublés (avec F. Sounac, 2018), Identité(s) de l’artiste. Pratiques, représentations, valeurs (avec F. Sounac, 2021), Présences et représentations du corps des femmes dans la littérature et les arts (avec Florence Fix, 2023). Elle codirige la série « Nouvelles scènes/francophone » aux Presses universitaires du Midi et est l’autrice de romans, de pièces de théâtre et de mises en scène.

Daniel Webster Pratt

est professeur de culture slave à l’Université McGill. Il travaille sur la littérature russe et d’Europe centrale, sur les liens entre philosophie, littérature et cinéma, sur la narratologie et sur la littérature dissidente. Il a publié des travaux sur le concept d’« Histoire » en Europe centrale (« On the Language of History : Central Europe and Russia at the Lisbon Conference », Zeitschrift für Slavische Philologie, vol. 72, no 1, 2016), la culture underground en Tchécoslovaquie (« Against Everything : The Brothers Topol and the Second Generation of Dissent », dans Andrew Drozd (dir.), Modern Czech Literature Since 1948 : The Junction of its Diverging Forces, Wilmington, Vernon Press, 2024), la Socialist World Literature (« Bruno Jasieński, International Literature, and World Literature », Journal of Narrative Theory, vol. 52, no 3, 2022) et les liens entre la philosophie de Gilles Deleuze et la littérature de Witold Gombrowicz (« Affect and Youth : Reading Gombrowicz with Deleuze », dans Silvia Dapia (dir.), Gombrowicz in Transnational Context : Translation, Affect, and Politics, New York, Routledge, 2019). Il termine actuellement une monographie sur la création des temporalités non narratives en l’Europe centrale (Against Narrative : Non-Narrative Temporalities in Central Europe) et en prépare une autre sur Bruno Jasieński, la littérature socialiste mondiale et la poursuite de l’internationalisme (Bruno Jasieński – Internationalist).

Guy Spielmann

enseigne à Georgetown University (Washington) et, de temps à autre, en France (Strasbourg, Paris, Grenoble, Lille). Il travaille principalement sur tout ce qui touche aux arts du spectacle à l’aube des temps modernes, en particulier la scénographie et les genres non-littéraires (spectacles forains, fêtes, commedia dell’arte), mais aussi sur les rapports entre connaissance savante et diffusion de masse (film et bande dessinée notamment). Il a publié plus de cent articles et chapitres, ainsi que deux livres d’érudition, Le jeu de l’ordre et du chaos : comédie et pouvoirs à la fin de règne, 1673-1715 (Champion, 2002), et une édition critique de parades du XVIIIe siècle (Lampsaque, 2006), lequel reflète un travail de recherche et de production dramatique avec la Compagnie SapassoussakasS, fondée en 2002. Il dirige actuellement l’édition de texte du théâtre français de Charles Dufresny (1692-1724) pour les Classiques Garnier, dont le premier volume est paru en janvier 2022.

Camille St-Georges

détient une maîtrise en lettres de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Elle a effectué, sous la direction du professeur Hervé Guay, un mémoire intitulé « La figure du créateur et ses résonances mythologiques dans le théâtre de Carole Fréchette et de Larry Tremblay » (2024). De 2020 à 2023, elle a été coordonnatrice du Laboratoire de recherche sur les publics de la culture à l’UQTR. Elle a aussi participé, à titre d’assistante de recherche, au projet « Captations théâtrales d’adaptations d’œuvres littéraires au Québec et en Europe depuis 2000 : élaboration d’un outil numérique d’annotation et d’analyse ». Actuellement, elle enseigne la littérature au collégial et le théâtre à l’UQTR.

Sara Thibault

est doctorante en lettres à l’Université du Québec à Trois-Rivières et prépare une thèse qui porte sur l’amorce spectaculaire et ses effets sur l’expérience du spectateur. Elle a codirigé L’interprétation du réel. Théâtres documentaires au Québec (Nota Bene, 2020), a participé aux recherches qui ont mené à la publication de l’ouvrage Le théâtre contemporain au Québec, 1945-2015 (PUM, 2020) et a publié des articles dans une dizaine de périodiques culturels et scientifiques. Elle enseigne également la littérature au Collège Lionel-Groulx (Sainte-Thérèse), à l’Université du Québec à Trois-Rivières et à l’Université du Québec à Montréal.

Nelson Vallerand

est enseignant de langue et de littérature au Cégep de Saint-Hyacinthe (Québec). Étudiant à la maîtrise en lettres à l’Université du Québec à Trois-Rivières, sa recherche s’intéresse aux expériences de lecture littéraire d’œuvres abordées par le biais de leurs adaptations non littéraires (cinéma, bande dessinée, jeu vidéo, etc.).

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Faire théâtre contemporain des textes littéraires (XVIe-XIXe siècles)

Regards croisés sur les pratiques au Québec et en Europe

Reihe:  Faux Titre Online, Band: 466 und  Faux Titre, Band: 466
Cover Faire théâtre contemporain des textes littéraires (XVIe-XIXe siècles)
ISBN:
9789004726178
Verleger:
Brill
Print-Publikationsdatum:
04 Mar 2025
  • Fachgebiete
    • Kunstgeschichte
      • Drama & Theaterwissenschaft
    • Literatur- und Kulturwissenschaften
      • Kritik & Theorie
      • Vergleichende Studien & Weltliteratur
      • Kulturgeschichte
      • Französisch & Frankophon
Front Matter
Preliminary Material
Copyright Page
Illustrations
Notes sur les contributeurs et contributrices
Introduction
Partie 1 Le conte dans tous ses états
Chapitre 1 La Belle et la Bête de Pierre Yves Lemieux, Victor Pilon et Michel Lemieux : un conte de fées technologique
Chapitre 2 Zadig à dos de chameau : quelques sursauts d’une adaptation linéaire
Chapitre 3 Le projet Lepage : Andersen et ses doubles
Partie 2 Travestissements du récit moderne
Chapitre 4 Rabelais modernisé, Rabelais québécisé. À propos de Rabelais (Festin) (2005) de Patrick Drolet, Olivier Kemeid et Alexis Martin
Chapitre 5 Quand l’ombre fait la lumière sur le mythe : un théâtre de marionnettes, d’ombres et d’objets s’approprie Don Quichotte
Chapitre 6 Gulliver, le dernier voyage : mettre en scène un « rire qui tourmente »
Partie 3 La philosophie sous les projecteurs
Chapitre 7 Descartes, l’homme derrière le philosophe : l’adaptation du Discours de la méthode par Antoine Laprise
Chapitre 8 Entre Diderot romancier et Diderot dramaturge : tableaux de la souffrance et discours de l’extrême dans La Religieuse d’Anne Théron
Chapitre 9 Du serment de l’écrivain du roi et de Diderot : (se) jouer des extraits du Paradoxe sur le comédien
Partie 4 Détournements du récit réaliste et d’apprentissage
Chapitre 10 Actualisation des tribulations d’un orphelin : quand le héros de Sans famille devient Rémi Mulligan, chanteur populaire
Chapitre 11 « Écouter de loin le soleil briller sur l’été, et rêver à voix haute » : revisiter Les Malheurs de Sophie
Chapitre 12 Des yeux à la bouche d’Emma ou le procès de Flaubert
Chapitre 13 Le roman Anna Karénine comme matériau de Sa façon de mourir de Tiago Rodrigues
Partie 5 Faire théâtre des textes littéraires : approches, modèles et théories
Chapitre 14 Que veut dire adapter aujourd’hui ? De l’éloge de la relation dialogique à la critique esthétique et politique des appropriations postmodernistes
Chapitre 15 De l’adaptation dramatique à la médiaturgie. Faire théâtre des textes littéraires en régime médiatique
Chapitre 16 Les tribulations d’un classique : pourquoi Bovary de Tiago Rodrigues (2016) n’est pas une « adaptation » de Madame Bovary de Flaubert
Chapitre 17 Capteur de scènes : un outil numérique pour comparer texte source et tapuscrit
Épilogue Table ronde avec les dramaturges Véronique Basile Hébert, Sarah Berthiaume, Pascal Brullemans, Olivier Ducas et Maude Gareau
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