Remerciements
Produire un livre comme celui-ci prend du temps, un temps infini, celui de la traduction, celui de la transcription et des discussions sur ses modalités, celui de la contextualisation et des recherches pour comprendre à qui et à quoi nous avons affaire, celui des questionnements: pour qui traduit-on et dans quelle langue traduire? Un temps que les carrières académiques dâaujourdâhui ne nous permettent plus dâavoir. Ce livre nâaurait jamais été possible sans un financement de lâEuropean Research Council (ERC) de lâUnion européenne [Horizon 2020 Research and Innovation Programme], GA n°759390, qui nous a permis de nous consacrer pendant plusieurs années à ce projet exigeant, qui nous a offert des conditions de travail exceptionnelles, en nous permettant de nous rendre dans les différents dépôts dâarchives conservant des données sur al-Hajj Musa ou sur Rudolf Prietze, notamment à Hambourg et Berlin, de nous retrouver pour de longues sessions de travail sur le texte à Paris ou Leipzig et de réaliser plusieurs missions de terrain au Niger, à Niamey et à Zinder.
Sans les échanges avec les savants et les lettrés du Damagaram dâaujourdâhui, nous nâaurions certainement pu comprendre ni le parcours de formation ni les pratiques savantes complexes dâal-Hajj Musa, tel quâil les mettait en Åuvre cent vingt ans plus tôt. Sans la passion de Laminou Issaka Bra pour lâhistoire du Damagaram, sans la richesse des archives de la famille de feu Chétima Mahamadou et leur accueil dans leur bibliothèque, sans les échanges avec le Cheikh Rabiou de Kolori Kolo, sans lâopportunité de présenter nos recherches au CCFN de Zinder grâce à Bawa Kaoumi et surtout sans la bienveillance et lâappui de son altesse le sultan du Damagaram, Aboubakar Oumarou Sanda, rien de tout cela nâaurait été possible.
Nous remercions également, pour leur aide précieuse et leur éclairage inestimable sur lâhistoire du Niger, à Niamey, feu André Salifou, Mahaman Tidjani Alou, Djibo Hamani, Zakari Maikorema, Seyni Moumouni, Mamoudou, Alassane Salao, et Roufai Ali de lâUniversité Abdou Moumouni, du LASDEL, de lâIRSH et de lâÃcole normale supérieure, ainsi quâau Département de linguistique Mahamane Laoualy Abdoulaye et Chaibou Landi, enfin à lâUniversité de Zinder Malam Issa, qui nous ont reçus et aidés. Les analyses présentées dans ce livre ont aussi été nourries par le travail réalisé à Niamey autour des proverbes et des chansons avec Fanna-Moussaram Mamadou Touré, Zara Lawan Boulama et Zeina Moustapha qui nous ont fait bénéficier de leur expertise, ce dont nous leur sommes très reconnaissants.
Un financement de lâERC câest aussi la possibilité de travailler en équipe, ce livre est en grande partie le résultat des très riches échanges que nous avons
Nous voudrions pour terminer remercier nos familles et amis à Niamey Mamadou Alayé Lawan dit Bob, Bako Abdou, Boukar Mamadou, Issyad ag Kato, Hadiza, Makochi, Kahina et Fati Sidikou et surtout nos deux familles qui ont consenti avec beaucoup de patience à nos nombreuses et longues absences: Marie Yolande Awagana, Bint El Zarah et Mohamed Nambinina Awagana, Buzio Saraiva, Ernestine, Isadora et Indiana Saraiva.
Ari Awagana et Camille Lefebvre
Novembre 2024