Avant-Propos
Ce livre constitue lâaboutissement de près de quinze années de travail de recherche à Berlin au Leibniz-Zentrum Moderner Orient. Une première version en a été présentée en 2011 en tant que thèse dâhabilitation à diriger des recherches (HDR), préparée sous la direction de Robert Ilbert et soutenue à la Maison Méditerranéenne des Sciences de lâHomme dâAix-en-Provence (Université dâAix-Marseille) devant un jury présidé par Rachid Khalidi et composé de Ghislaine Alleaume, Jean-Luc Arnaud, Ulrike Freitag, Mohamed Kerrou, Gudrun Krämer et Jean-Paul Pascual. Je remercie profondément les membres de ce jury pour leur remarques stimulantes, leurs critiques et leurs commentaires ainsi que pour le suivi de mes travaux. Je tiens aussi à remercier tous ceux qui mâont fait confiance en finançant mes recherches, dont principalement les responsables des programmes AKMI (Arbeitskreis Moderne und Islam, devenu EUME : Europe in the Middle East/the Middle East in Europe au Wissenschaftskolleg zu Berlin), de la DFG (Deutsche Forschungsgemeinschaft) puis du BMBF (Bundesministerium für Bildung und Forschung).
Je tiens également à remercier Georges Khalil, Ahmed Saadaoui, Emna Bchir, Hayet Amamou, Fatma Ben Slimane, Sadok Boubaker, Holger Nehring, Stefan Berger, Hidemitsu Kuroki, Torbjørn Ãdegaard, Mabrouk Jibahi, Petar Petrov, Didier Monciaud, Christoph Bernhardt, Bruno Crevato-Selvaggi, Stefan Leder, Fatima-Zohra Guéchi, Ebtisam Al-Gerafi, Isa Blumi, Jacques Oberson, Saït Ãzervarli, Irem KaradaÅ, Béatrice Hibou, Jean-François Bayart, Hülya Canbakal, Yücel TerzibaÅoÄlu, Cem Behar, Fazil Bayat, Egemen Yýlgür, Thierry Fabre, Sebastian Conrad, Margrit Pernau, Matthias Middell, Markus Messling, Franck Hofmann, Gunter Gebauer, Udo Steinbach, Klaus Kreiser, Yunus UÄur, Achim von Oppen, Werner Ende, Malte Fuhrmann, Florian Riedler, Astrid Meier, Sonja Hegasy, Svenja Becherer, Silke Nagel, et tous ceux qui, au ZMO et ailleurs mâont accompagnée au cours ce parcours de recherche entre Berlin, Istanbul, Tunis, Alep, Damas, Héraklion, Thessalonique, Beyrouth, Alexandrie, Constantine, Alger, Tripoli, Londres, Vincennes, Aix-en-Provence, Marseille, Genève et Le Caire. Je remercie aussi tous les collègues qui mâont invitée à présenter mes travaux dans leurs séminaires et universités ainsi que tous les participants aux séminaires, tables-rondes et colloques que jâai co-organisés à Berlin pendant cette recherche. Câest aussi dans le dialogue avec eux, ainsi quâavec mes étudiants et collègues de la Freie Universität de Berlin et de la Graduate School Muslim Cultures and Societies que jâai pu formuler certaines des hypothèses ici présentées.
Je remercie de même les évaluateurs anonymes qui ont examiné mon manuscrit pour le compte de lâéditeur, de leurs remarques stimulantes et
A Istanbul, mes remerciements vont au personnel du BaÅbakanlık Osmanlı ArÅivi (BOA) avec lequel jâai pu mener au cours de ces années un dialogue enrichissant et fructueux. Je remercie aussi les personnels des archives nationales de Tunisie, des archives de lâOffice de la topographie et du cadastre de Tunis (al-Malkiyya al-âAqâriyya), des Archives nationales égyptiennes au Caire, de même que ceux des Archives nationales syriennes à Damas, de la bibliothèque municipale dâAlep, de la Société dâArchéologie dâAlep, de lâUrban Historical Archive of Aleppo, de la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ), des archives de la Société des Nations à Genève, des Archives nationales dâOutre-Mer à Aix-en-Provence, des archives de la Chambre de commerce de Marseille, des archives du Service historique de la Défense à Vincennes, du Centre des archives diplomatiques de Nantes, des National Archives of the United Kingdom à Londres, des archives municipales dâHéraklion, et de lâInstitut français du Proche Orient et de lâIRCICA. Tous les dossiers étudiés en ces lieux ne sont pas présentés ici dans leur intégralité et ont été lâobjet dâarticles ou de chapitres dâouvrages collectifs, mais ils ont ensemble nourri la présente réflexion et lui ont conféré les fondements de son rapport à la substance archivistique.
Jâai dans cet ouvrage adopté un système de translitération simplifié, sans signes diacritiques. Les arabisants et ottomanistes, pour qui la forme idéale est de toute façon toujours la transcription dans lâalphabet original plutôt quâune translitération forcément arbitraire, sauront accepter ce choix destiné à permettre au public qui ne lâest pas dâavoir un écho des formes originales. Jâai le plus possible respecté les formes régionales telles quâexprimées dans les archives et les chroniques sans forcément me permettre de « corriger » dans un arabe que je penserais classique les expressions, souvent admirables, des chroniqueurs locaux.
Je voudrais aussi exprimer à mes enfants Lina, Alessandro et Yannis tout mon amour ainsi quâà ma famille, parents, frères et soeurs, remercier Jacqueline et Robert Bocquet, ainsi que mes sÅurs Myriam et Hamida Lafi, qui les ont si souvent gardés lorsque jâétais aux archives, et mon mari Denis Bocquet pour tout ce quâil mâapporte. Je remercie aussi Frédéric Bocquet pour sa patiente relecture.