Grande voix à la fois solitaire, indépendante, libre, et solidaire de ceux et celles qui savaient partager les complexités et les simplicités de sa vision, celle de Jean Giono nous a donné quelques-uns des chefs-d’œuvre de notre modernité : Colline (1929), Que ma joie demeure (1935), Un roi sans divertissement (1947), Le hussard sur le toit (1951). Œuvre qui ne cesse de se renouveler – « il faut lire tout Giono, dit Pierre Citron, comme il faut lire tout Balzac » pour en saisir la secrète et émouvante continuité –, celle de Giono n’est plus platement divisible en une manière pseudo-stendhalienne et une autre, qui la précéderait, idyllique, rustique. L’étude de Colette Trout et Derk Visser explore, avec clarté et sensibilité, à la fois la diversité, les multiplicités, thématiques et stylistiques, de l’œuvre de Giono, et cette unité, « profonde et ténébreuse », sans doute, mais lumineuse également, qui énergise lyrisme et ironie, extase et souffrance, toutes les ambiguïtés et mouvantes complexités de l’humain. Ce sont la conscience et la vigoureuse, singulière et élégante narration de ces tensions qui fondent cette inimitable originalité que cherche à creuser la présente étude.
"Ce volume offre une analyse perspicace et compréhensive de l’oeuvre romanesque de Marie Darrieussecq, auteure qui figure parmi les écrivaines françaises à l’avantscène de la littérature contemporaine depuis la parution fracassante de Truismes (1996). [...] une contribution importante au domaine de la littérature féminine." - Jeanne Gaudet, French Review, 91.4.
Préface du directeur de la collection
Remerciements
Chapitre un: Giono et ses vies
Chapitre deux: Homme et terre: la recherche de l’être complet
Chapitre trois: Amitié/Fraternité: le couple masculin
Chapitre quatre: Visages du féminin
Chapitre cinq: L’art de Giono
Bibliographie
Table des matières