Alors que la première représentation publique d’En attendant Godot s’inscrit dans un contexte d’après-guerre, Gerry de Gus Van Sant voyait le jour au tournant du XXe et XXIe siècles. Si les deux œuvres partagent les mêmes thématiques, c’est leur esthétique qui les rapproche en reposant sur un même principe : l’épuisement. Tout comme Gilles Deleuze qui déterminait dans son essai “L’Épuisé” (1992) trois sortes d’épuisements chez Beckett, Fabien Boully en identifie également trois chez le cinéaste. Cet article propose de faire dialoguer les deux œuvres à l’étude autour de l’épuisement du langage, de l’espace et de la représentation.
While the first public performance of Waiting for Godot took place in a post-war context, Gerry by Gus Van Sant was shown for the first time in theaters at the turn of the XXth and XXIth centuries. If the two works share similar themes, it is their common aesthetics that brings them closer as they thrive on the same principle : exhaustion. Just as Gilles Deleuze determined three kinds of exhaustion in Beckett’s work in his essay “The Exhausted” (1995), Fabien Boully also identifies three of them in the filmmaker’s drama. This article offers a cross-reading of both artists’ works based on the exhaustion of language, space and representation.
Purchase
Buy instant access (PDF download and unlimited online access):
Institutional Login
Log in with Open Athens, Shibboleth, or your institutional credentials
Personal login
Log in with your brill.com account
Arnoldy, Édouard, Gus Van Sant: le cinéma entre les nuages (Crisnée: Yellow Now, 2009).
Aumont, Jacques, Matière d’images, redux (Paris: Images Modernes, 2005).
Beckett, Samuel, En attendant Godot, rééd. 2009 (Paris: Minuit 1952).
Beckett, Samuel, Waiting for Godot, rééd. 2010 (Londres: Faber & Faber 1956).
Boni, Stefano, “Sur le seuil. La trilogie de Portland,” dans Gus Van Sant: Icônes, éd. La Cinémathèque française (Arles: Actes Sud, 2016) 194-197.
Boudet-Lefort, Caroline, “Des Labyrinthes où s’égare le corps,” dans CinémaAction: le corps filmé (Condé-sur-Noireau: Corlet, 2006) 81-87.
Boully, Fabien, “Gerry,” Archiver le présent, dans Collection: Répertoire d’œuvres dédiées à des tentatives d’épuisement, Web, consulté le 24 février 2023.
Bouquet, Stéphane, “Politiques du garçon,” dans Gus Van Sant: Icônes, éd. La Cinémathèque française (Arles: Actes Sud, 2016) 190-193.
Bouquet, Stéphane, et Jean-Marc Lalanne, “Désert, désir, désastre,” dans Cahiers du cinéma hors-série: Gus Van Sant (Paris: Cahiers du cinéma, 2009) 128-143.
Deleuze, Gilles, “Bartleby, ou la formule,” Critique et clinique (Paris: Minuit, 1993) 89-114.
Deleuze, Gilles, “L’Épuisé,” Quad et autres pièces pour la télévision suivi de L’Épuisé (Paris: Minuit, 1992) 57-106.
Deleuze, Gilles, et Claire Parnet, Dialogues (Paris: Flammarion, 1996).
Dogme 95, “The Vow of Chastity,” Web, consulté le 24 février 2023.
Lombardo, Patrizia, “Esthétique minimaliste: un film sur rien de Gus Van Sant,” dans Le récit minimal du minime au minimalisme, littératures, arts, médias (Paris: Presses Sorbonne Nouvelle, 2012) 213-222, Web.
Van Sant, Gus, “Le cinéma est une machine,” Trafic 50 (Paris: POL, 2004) 497-499.
Van Sant, Gus, “Entretien avec Gus Van Sant dans Gus Van Sant: Icônes, éd. La Cinémathèque française (Arles: Actes Sud, 2016) 32-186.
Rancière, Jacques, Le destin des images (Paris: La Fabrique, 2003).
Rancière, Jacques, Les bords de la fiction (Paris: Seuil, 2017).
Rancière, Jacques, Le partage du sensible (Paris: La Fabrique, 2000).
| All Time | Past 365 days | Past 30 Days | |
|---|---|---|---|
| Abstract Views | 428 | 102 | 17 |
| Full Text Views | 27 | 6 | 2 |
| PDF Views & Downloads | 85 | 14 | 5 |
Alors que la première représentation publique d’En attendant Godot s’inscrit dans un contexte d’après-guerre, Gerry de Gus Van Sant voyait le jour au tournant du XXe et XXIe siècles. Si les deux œuvres partagent les mêmes thématiques, c’est leur esthétique qui les rapproche en reposant sur un même principe : l’épuisement. Tout comme Gilles Deleuze qui déterminait dans son essai “L’Épuisé” (1992) trois sortes d’épuisements chez Beckett, Fabien Boully en identifie également trois chez le cinéaste. Cet article propose de faire dialoguer les deux œuvres à l’étude autour de l’épuisement du langage, de l’espace et de la représentation.
While the first public performance of Waiting for Godot took place in a post-war context, Gerry by Gus Van Sant was shown for the first time in theaters at the turn of the XXth and XXIth centuries. If the two works share similar themes, it is their common aesthetics that brings them closer as they thrive on the same principle : exhaustion. Just as Gilles Deleuze determined three kinds of exhaustion in Beckett’s work in his essay “The Exhausted” (1995), Fabien Boully also identifies three of them in the filmmaker’s drama. This article offers a cross-reading of both artists’ works based on the exhaustion of language, space and representation.
| All Time | Past 365 days | Past 30 Days | |
|---|---|---|---|
| Abstract Views | 428 | 102 | 17 |
| Full Text Views | 27 | 6 | 2 |
| PDF Views & Downloads | 85 | 14 | 5 |