Remerciements
Ce dictionnaire est le résultat dâun projet auquel jâai travaillé pendant des années, au cours de périodes de longueur variable. Je me suis embarqué dans cette entreprise en 1986, dans le cadre de mon poste à lâuniversité de Leyde (Leiden), où jâai travaillé de 1976 à 2011 à lâUER Langues arabe, persan moderne, turc, sud-sémitique et berbère, aujourdâhui rebaptisée Middle East Studies. Pour moi, cela a toujours été un privilège de pouvoir, dans le milieu intellectuel stimulant de lâuniversité de Leyde, mâattacher à lâétude des langues et civilisations sud-sémitiques et berbères, deux domaines immenses comportant des défis considérables et, pour une grande partie, de nombreux lieux de terrae incognitae. Ma retraite prise en 2011, jâai continué à poursuivre un certain nombre de projets, dont ce dictionnaire.
Tout dâabord, jâexprime ma profonde reconnaissance envers A.J. Drewes (â 2007), professeur en linguistique sémitique comparée et langues sud-sémitiques, avec lequel jâai travaillé à partir de 1976 jusquâà sa retraite en 1992. Outre un sémitisant, arabisant et éthiopisant, ce fut surtout un éminent linguiste descriptif et comparatiste. Jâai pu profiter de sa vaste érudition et de ses solides connaissances scientifiques. Lorsquâen 1985 je décidai de me vouer, avec celle des langues sud-sémitiques, à lâétude des langues berbères du Maroc, il me soutint pleinement et vit bien lâimportance de ce domaine de recherches pour les Pays-Bas.
Je suis très reconnaissant à lâégard dâEmeri van Donzel (â 2017), arabisant, islamisant, éthiopisant, et jouissant dâune renommée internationale pour son rôle de rédacteur en chef de la deuxième édition de lâEncyclopaedia of Islam. Empreint dâune grande conscience des rapports sociaux et de qualités scientifiques, il a occupé une place très importante dans lâétude des langues et cultures du Moyen-Orient et de lâAfrique du Nord à lâuniversité de Leyde. Il a, entre autres, fortement appuyé la fondation de la chaire extraordinaire Langues afro-asiatiques, en particulier les langues berbères et sud-sémitiques, que jâai occupée de 2002 à 2012.
Je suis particulièrement redevable aux berbérisants bien connus de Paris Lionel Galand (â 2017) et Paulette Galand-Pernet (â 2011), qui mâont accordé pendant des années leur chaleureux soutien. Lorsquâau Hamito-Semitic Congres à Vienne (1987) je leur avais fait part du fait que jâavais commencé à travailler sur un dictionnaire berbère tachelhiyt-français, ils mâavaient vivement encouragé dans ce dessein. Ils mâont aussi fait parvenir des matériaux textuels et lexicaux importants pour le dictionnaireâ¯: en 2001, Paulette Galand-Pernet mâa envoyé des fragments de son projet dâouvrage Textes sur la vie des femmes du Haut Atlas marocain. Quant à lui, Lionel Galand mâa fait cadeau en 2015 de lâimportante et unique archive lexicale du capitaine Ropars.
Mes remerciements vont aussi à Roel Otten (Université dâUtrecht), arabisant et spécialiste du domaine du berbère rifain, qui mâa accordé son soutien indéfectible, en particulier au début de mon projet de dictionnaire.
Je remercie Pieter Reesink, berbérisant néerlandais doté dâune grande expérience en berbère kabyle et en charge de lâédition du Dictionnaire kabyle-français de J.M. Dallet, pour avoir généreusement partagé ses connaissances et mis à ma disposition ses documents dâarchive sur le berbère tachelhiyt des Ida ou Tanan.
Lâhistorien, expert dans lâhistoire du Maroc Herman Obdeijn (université de Leyde), mâa invité à prendre part aux congrès sur le Maroc quâil a organisés avec Abdelmajid Kaddouri quatre fois entre 1986 et 1992â¯: quâils en soient remerciés. Ces congrès mâont donné lâoccasion de faire connaissance avec de nombreux berbérisants marocains, et je suis toujours en contact avec certains dâentre eux.
LâInstitut néerlandais à Rabat, le NIMAR, ouvert en 2006, a été dâune grande importance pour mon projet. Je remercie les précédents directeurs, Paolo de Mas et Jan Hoogland, qui mâont permis de donner de 2006 à 2017 un cours annuel intitulé «â¯langue et culture berbères tachelhiytâ¯Â» aux étudiants néerlandais qui étudiaient au NIMAR.
Envers le directeur actuel du NIMAR, mon ami et collègue Léon Buskens, expert du Maroc, anthropologue et juriste, qui mieux que quiconque sait ce que comporte mon projet de dictionnaire berbère tachelhiyt, jâéprouve une gratitude spéciale. Il mâa toujours soutenu, et mâa souvent indiqué de nouvelles publications qui pouvaient être intéressantes pour mon dictionnaire.
Mon collègue Mohamed Saadouni, arabisant, berbérisant, qui travaillait précédemment à la bibliothèque de lâuniversité de Leyde, et aujourdâhui à celle de lâuniversité dâAmsterdam, locuteur du berbère tachelhiyt, né à Taznakhte, mérite ma gratitude pour les années de collaboration et dâamitié partagées. Depuis 1994, nous nous rencontrons régulièrement afin dâétudier ensemble des textes en berbère tachelhiyt et des manuscrits en berbère tachelhiyt écrits en caractères arabes. Câest avec un grand plaisir que jâévoque notre séjour de deux semaines dans son village natal de Taznakhte Qasba en avril 1998. Jây rencontrai, entre autres habitants, Mohamed Saadouni, son oncle qui porte le même nom, le conteur du village, qui nous a permis dâenregistrer 45 histoires sur cassettes, ainsi que ses fils Abdellatif et Khalid, qui possèdent le même talent de narrateur. Nous avons aussi des enregistrements dâhistoires provenant du même village dites par les conteuses Lalla Fadna et Innama, ainsi que du fameux comédien itinérant Baqchiche.
Parmi mes collègues marocains, je remercie en particulier Ahmad Boukous, professeur et directeur de lâInstitut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) de Rabat, les professeurs El-Houssain El-Moujahid (IRCAM) et Fatima Boukhriss (IRCAM/université de Rabat), qui mâont toujours accordé un soutien important pour mes projets.
à Omar Amarir (université de Casablanca) aussi vont mes remerciements, lui qui mâa fait faire connaissance en 1992 à Casablanca avec un certain nombre de rrways, représentants de la tradition berbère tachelhiyt des troubadours du Sud du Maroc. Il mâamena aussi dans des lieux où des groupes de ahwas tenaient leurs répétitions hebdomadaires, et dans des studios dâenregistrement qui étaient spécialisés dans la musique berbère tachlhiyt du Maroc méridional.
Un merci chaleureux également à Lahcen Hira (université de Kénitra), avec qui jâai transcrit et traduit un grand nombre de chants de la tradition des rrways.
Abderrahmane Lakhsassi (université de Casablanca) mâa reçu à Casablanca et a partagé avec moi sa grande connaissance des rrways, et en particulier du renommé Lhajj Belâid, quâil en soit remercié ici. Câest avec plaisir et satisfaction que je me remémore notre collaboration à lâarticle sur le rrays AzÊriy.
Merci aux employés de Radio Agadir qui ont fait une copie du répertoire complet des chants du rrays Lhaij Belâid à mon intention en 1998.
Merci aussi aux nombreux informateurs linguistiques et locuteurs qui ont apporté leur contribution aussi bien aux Pays-Bas quâau Maroc. Jâévoque ici le nom de toutes ces personnesâ¯: Mohamed et Fatima Abrache (Essaouira), rrays Boumia Aâchour (Tiznit), Mustapha Amahmoud et Muhamad Amahmoud (Amizmiz), Hemmou Aït Oumkayen (Agni / Ouirgane), Khadija Azalam (Amsterdam / Ida ou Tanan), Rachida Azough (Amsterdam), Muhamed Bidari et Ibrahim Bidari (Ouirgane), Touria Bouhkim (Amsterdam / Ouarzazate), Lahcen Bouzidi (Agadir / Oulad Berhil / Tafingoult), Dris Bouras (Amsterdam / Amizmiz), Mohamed Bouras (Marrakech / Amizmiz), le forgeron (anonyme) dâAït Ourir, Imam al-Hanafi (Tiznit), le fils se Lhajj Belâid (Tiznit), Fadna Lboutizi (Agadir / Mesguina), Latifa et Fadna Lbouzid (Agadir Bouargane), A. Ouchlif (Agadir / Ida ou Tanan).
Après avoir introduit la berbérologie à lâuniversité de Leyde, jâai eu la possibilité de diriger un certain nombre de thèses de doctorat et de projets post-doctoraux (Post Docs). Ces parcours mâont beaucoup appris et jâen éprouve de la reconnaissance.
Je commence par remercier Nico van den Boogert, spécialiste du domaine des manuscrits berbères tachelhiyt, qui mâa accompagné dans douze déplacements à Aix-en-Provence, où nous avons pu étudier et «â¯défricherâ¯Â» le Fonds Roux, à lâépoque totalement inconnu. Câest avec un grand plaisir que jâévoque notre collaboration amicale et nos discussions animées pendant tous nos séjours à Aix-en-Provence.
Je remercie également Maarten Kossmann, spécialiste dans le champ du berbère rifain, du touareg et de la linguistique comparée du berbère, et depuis 2017 professeur dâÃtudes berbères à lâuniversité de Leyde. De 2002 à 2011, nous avons travaillé ensemble dans le contexte du programme dâétudes de maîtrise de berbérologie. Câest avec un sentiment de satisfaction que jâévoque notre collaboration ainsi que les discussions animées sur notre domaine dâétudes.
à Mena Lafkioui, linguiste, spécialiste du berbère rifain, aujourdâhui Directeur dâétudes / Directeur de recherche (HDR) (Ãcole des hautes études en sciences sociales) (EHESS et CNRS), jâadresse mes remerciements pour les nombreuses discussions que nous avons tenues dans le cadre de son projet post-doctoral (Post Doc) Atlas des dialectes rifains (université de Leyde, 2000-2004), ainsi que les conversations constructives sur mon projet de dictionnaire hors des séances de travail lors du congrès de lâAcademia Ambrosiana à Milan.
Merci à Stanly Oomen, doctorant à lâuniversité de Leyde, (â 2023), spécialiste du domaine du rifain, du berbère oriental et de la linguistique berbère comparée, pour lâintérêt quâil a toujours manifesté pour mon projet de dictionnaire. En collaboration fertile avec lui, il mâa été possible de publier en 2009 le travail inédit de T.F. Mitchell (University of London, University of Leeds, â 2007) sur le berbère zouara (Libye).
Envers le spécialiste du berbère rifain Khalid Mourigh (PhD université de Leyde, 2014) je suis reconnaissant de lâintérêt quâil a manifesté pour mon projet de dictionnaire et dâavoir signalé au grand public le travail scientifique accompli concernant le berbère aux Pays-Bas.
Je remercie les nombreux collègues français qui mâont apporté soutien et encouragement au cours de la période 1989-2008 comportant vingt-cinq visites au Fonds Roux à Aix-en-Provence.
Gabriel Camps (â 2002) et Marceau Gast (â 2010), directeurs du Laboratoire dâanthropologie, de préhistoire et dâethnologie des pays de la Méditerranée occidentale (LAPEMO). Chacun dâeux mâa encouragé à étudier les matériaux lexicaux tashelhiyt du Fonds Roux, à les inclure dans mon dictionnaire et à publier les textes qui ne lâavaient pas été. Ils mâont donné carte blanche pour pouvoir examiner à ma guise ces archives si importantes pour mon projet.
Je dois un remerciement spécial à Madame Claude Brenier-Estrine, la «â¯responsable du Fonds Rouxâ¯Â», qui était plus que quiconque consciente de la valeur scientifique et culturelle de ces archives, et qui sâest engagée avec efficacité et vision pour assurer lâétude et la publication des documents, pour la plupart non publiés, qui y reposent.
Merci aussi aux membres du personnel qui, après le départ de Claude Brenier-Estrine en 2006, se sont occupés du Fonds Rouxâ¯: Bérengère Clément, Hassan Moukhlisse (â 2022), Evelyne Didier et Olivier Dubois.
à mon collègue Michael Peyron (émérite des universités de Grenoble, Rabat et Ifrane), berbérisant, spécialiste de lâhistoire et de la poésie orale du Moyen-Atlas, je suis redevable de sa collaboration enthousiaste dans le Fonds Roux. Dans les années 2000, 2001 et 2002, pendant plusieurs semaines, nous avons simultanément procédé au catalogage des documents du Fonds Roux. Michael se chargeait des documents du Moyen-Atlas, et moi-même des documents en berbère tachelhiyt.
Merci également à Alphonse Leguil (INALCO Paris, â 2005), qui a mis ses archives personnelles de berbère tachelhiyt à la disposition de ce projet de dictionnaire.
Je remercie en particulier Catherine Taine Cheikh, (directeur de recherches CNRS Paris), pour avoir bien voulu corriger le français dans la version datant de 2011 du dictionnaire.
Pour les corrections et ajouts textuels et sur le contenu quâil a apportés à la version datant de 2011 du dictionnaire, je remercie aussi mon ami Claude Béringuié (chercheur indépendant, Banyuls-sur-mer), expert du berbère tachelhiyt et Moyen-Atlas.
Je dois des remerciements aux collègues étrangers suivantsâ¯:
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John Cooper (chercheur indépendant Norwich / Aït Ourir) pour la correspondance détaillée échangée avec moi au sujet de questions lexicales, au cours des périodes dans lesquelles il a travaillé à la traduction en anglais de La vie berbère par les textes et à la traduction en anglais des textes du chercheur japonais Akiâo Nakano.
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David Sudlow (chercheur indépendant / Montpellier) pour son aide dans la publication des histoires de Sindbad.
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Doyle Hatt (University of Calgary, Canada), qui a mis à la disposition de ce projet de dictionnaire ses archives personnelles en berbère tachelhiyt sur les Ida ou Tanan.
Merci également à lâInstitut néerlandais dâÃtudes avancées (NIAS) à Wassenaar, où, dans des conditions idéales, jâai pu réaliser une première version de mon dictionnaire dans la période de septembre 2010 à juillet 2011.
Je suis redevable dâun merci souligné à Rüdiger Köppe (â 2024), africaniste, juriste, éditeur (Köppe Verlag, Cologne) pour la collaboration agréable et efficace grâce à laquelle la collection de monographies Berber Studies, commencée en 2000, a grandi pour atteindre entre-temps 59 volumes.
En 2013, lâexpert bien connu en composition typographique Henk Pel (Driebergen) mâa donné des indications qui se sont révélées importantes pour la construction des entrées de ce dictionnaire. Je lâen remercie chaleureusement.
Avec Peter Groen de lâentreprise Woordvorm, jâai eu lâoccasion de travailler plusieurs fois dâune excellente façon sur des projets de publications qui exigeaient des aptitudes techniques spéciales.
Je remercie Michèle Boin (Centre dâÃtudes africaines, Leyde), qui a traduit en français lâintroduction et les remerciements, et a corrigé la bibliographie.
Pour les nombreuses sortes dâapports inspirateurs glanés en cours de route, je remercie mes collègues de lâuniversité de Leydeâ¯: Ronald E. Kon et Remke Kruk de la section arabeâ¯; Marijn van Putten (LUCL), Margaretha Folmer, Martin Baasten de la section hébreu-araméen, aussi bien que mes collègues de la section arabe de lâuniversité dâAmsterdamâ¯: Manfred Woidich, Arie Schippers (â 2023), Rudolf de Jong (Amsterdam/ Le Caire (â 2024)).
Chanter a toujours été très important pour moi. Le chant mâa apporté un grand plaisir et soutien au cours du processus de production de ce dictionnaire. Câest pourquoi je remercie ici ma professeure de chant Margot Kalse (Key2Singing / Leyde). Ses leçons et ses projets musicaux ont joué un rôle non négligeable dans mon existence. Je remercie également mon ami et ancien collègue Willem Stoetzer. à partir de 2011, Willem et moi tenions le mardi, une semaine sur deux, une soirée musicale pendant laquelle nous nous efforcions de faire sonner le Lied allemand (Schubert, Brahms, Schumann) le mieux possible. Willem commençait en général la soirée en posant une question sur la progression du dictionnaire. Puis il accompagnait mon chant au piano avec patience, précision et gaieté, pour moi une expérience importante et instructive. Willem a revu et corrigé lâintroduction du dictionnaire avec la même patience et la même précision, ce pour quoi je le remercie de tout cÅur.
Mes fils Lukas (1978) et Jan (1980), ainsi que ma fille Annelies (1983) ont été confrontés très tôt dans leur vie avec ce projet de dictionnaire. En les temps pré-numériques de 1986, ils mâont aidé à coller systématiquement sur des fiches des mots et des exemples de phrases tirés dâune photocopie du Vocabulaire Français-Berbère de Destaing et de Textes berbères en parler des Chleuhs du Sous du même auteur, activité qui eut lieu plusieurs soirs de suite sous la lampe à la table familiale, dans notre maison dâalors à Warmond.
Le projet de dictionnaire a encore joué un rôle au cours de voyages que jâai faits plus tard avec mes enfants. Mes fils mâont accompagné pendant deux de mes voyages de recherche de terrain au Maroc, Lukas en 2000 et Jan en 2010. Leur curiosité mâa ravi, et je les remercie pour leur joyeuse compagnie. Ma fille Annelies et mon épouse Anne mâont rendu visite, à mon grand plaisir, en 1997 pendant mon séjour de travail dans les archives à Aix-en-Provence.
Je dois dâabondants remerciements à mon épouse, Anne. Elle mâa toujours généreusement accordé son attention lorsque nous devions parler de questions de toutes sortes. Ses analyses présentées de façon tranquille et pourtant sagaces ont souvent été importantes pour moi. Sa compréhension, son soutien et sa confiance ont été cruciaux pour le succès de ce projet de dictionnaire.