Ayant terminé le Quatrième Livre des Procurateurs, 1587-1602 en 2015, le projet conçu par le Comité international pour lâHistoire de la Nation germanique de lâUniversité dâOrléans lors dâune réunion à Orléans, le 19 septembre 1964, a pris fin. Câest lors de cette assemblée constitutive que les principes de lâédition scientifique de la série des «â Livres des Procurateurs de la Nation germanique de lâancienne Université dâOrléansâ » ont été définis. En ce qui concerne la période sur laquelle devait porter lâédition, le Comité a opté pour la publication des Livres couvrant toute la période pour laquelle on dispose de registres de la Nation germanique, câest-à -dire de 1444 à 1734. Comme il y a cependant une différence fondamentale entre la disposition des registres avant et après 1602, les membres du Comité international ont décidé à ce moment-là de ne sâengager que pour lâédition des quatre premiers Livres des Procurateurs de 1444 à 1602.
Le concept et les stades de travail de ce projet ont été décrits dans les avant-propos des éditions des quatre Livres des Procurateurs (1444-1602), parus entre 1971 et 2015.
Pour des raisons pratiques et pour son propre usage, Madame Cornelia M. Ridderikhoff avait commencé la transcription des Matriculae de la Nation germanique de lâUniversité dâOrléans pour le XVIIe siècle. En effet, à partir de 1602, les étudiants nouvellement arrivés ne sont plus notés dans les rapports des procurateurs, mais inscrits dans un registre, comme il était dâusage dans les universités de lâEmpire germanique et dans les nations germaniques dans les universités de lâItalie du Nord à partir du XVIe siècle. Cependant, dans les rapports rédigés par les procurateurs au cours de leur mandat de trois mois, les noms des étudiants ayant obtenu un diplôme étaient toujours inscrits à un endroit fixe. Avec la transcription et lâédition des deux Matricules présentes aux Archives Départementales du Loiret pour les années 1602-1637 et 1637-1689, â avec dans la seconde Matricule des noms dâétudiants du XVIIIe siècle â il a semblé aux soussignées quâelles pourraient répondre aux nombreuses questions des chercheurs qui voulaient savoir de façon simple si certaines personnes avaient étudié à Orléans.
Renseignements pris, il sâest avéré que lâéditeur Brill était prêt à publier les Matriculae sous la forme dans laquelle le Troisième (1567-1587) et le Quatrième Livre des Procurateurs (1587-1602) ont été publiés.
Il sâagit dâune transcription des deux registres-matricules de la Nation germanique avec les inscriptions des étudiants des XVIIe et XVIIIe siècles. Les ajouts avec les promotions ont été tirés des Livres des Procurateurs et dâautres sources sérielles couvrant la même période. La méthode de travail est clairement décrite et expliquée dans lâintroduction.
La bibliographie comprend tous les ouvrages cités dans les notes de bas de page, ainsi que certaines études directement liées au sujet de cette édition. Par exemple, nous avons mentionné quelques livres sur la mobilité des étudiants dans lesquels apparaissent de nombreux noms dâétudiants orléanais. Ces ouvrages ont été consultés sans être mentionnés dans une note de bas de page.
Pour des raisons de temps et dâampleur, nous avons dû renoncer à un registre des noms de lieux à ce stade-ci. Cependant, un registre complet des noms de personnes a été ajouté.
Nous tenons à exprimer notre très sincère reconnaissance envers tous ceux et celles qui nous ont accueillies avec beaucoup dâhospitalité et de bienveillance à Orléans, et en particulier Madame Frédérique Hemm, directrice des Archives Départementales du Loiret, et Madame Christine Perrichon, directrice de la Médiathèque dâOrléans, ainsi que Madame Françoise Michaud-Fréjaville, présidente de la Société archéologique et historique de lâOrléanais.
Nous sommes très reconnaissantes aux professeurs Willem Frijhoff et Jean Hiernard dâavoir généreusement mis à notre disposition les listes dâétudiants et les transcriptions de leurs propres recherches dans les archives. Nous remercions le professeur Klaas van Gelder pour sa révision linguistique des serments allemands. Et, comme toujours, nous avons généreusement pu faire appel à Monsieur Richard Wagner pour relire tous les textes en français moderne. Nous lui adressons également nos chaleureux remerciements.
Cornelia M. Ridderikhoff
Hilde de Ridder-Symoens
Juillet 2022


