Notices sur les auteurs
Maxime Decout
est professeur à Aix-Marseille Université et membre junior de lâIUF. Il est lâauteur de six essais : Albert Cohen : les fictions de la judéité (Classiques-Garnier, 2011), Ãcrire la judéité (Champ Vallon, 2015), En toute mauvaise foi (Minuit, 2015), Qui a peur de lâimitation ? (Minuit, 2017), Pouvoirs de lâimposture (Minuit, 2018) et lâAlbum Romain Gary (Bibliothèque de la Pléiade, 2019). Il a dirigé les numéros dâEurope consacrés à Perec (2012), Gary (2014) et Modiano (2015). Il a été en charge de lâédition de La Disparition, des Revenentes et du Voyage dâhiver pour la publication des Åuvres de Perec dans la Bibliothèque de la Pléiade (2017). Il est le créateur et le co-directeur avec Nelly Wolf depuis 2014 du séminaire Ãcrivains juifs de langue française à lâUniversité de Lille.
Kathleen Gyssels
enseigne les littératures africaine, caribéenne et africaine américaine à lâUniÂversité dâAnvers. Comparatiste, elle étudie dans Filles de solitude: essai sur lâidentité antillaise les autobiographies fictives de Simone et André Schwarz-Bart (LâHarmattan, 1996) et les nombreuses intersections entre diasporas noire et juive. Après Passes et impasses dans le comparatisme postcolonial caribéen : Cinq traverses (Champion, 2010), elle publia Marrane et Marronne : la coécriture réversible dâAndré et Simone Schwarz-Bart (Rodopi, 2014), et âBlack-Labelâ ou les déboires de Léon-Gontran Damas (Passage(s), 2016). Deux monographies sur le troisième homme de la Négritude sont sous presse. Ses articles sur des thèmes juifs ont été publiés dans European Judaism, Prooftext, Yod, Pardès et Journal for Jewish Identities. Un nouveau projet de recherche traitera de lâinÂvisibilité des juifs dans la littérature des Caraïbes dans les quatre traditions Âlinguistiques.
Oriane Petteni
est doctorante en philosophie (aspirante FNRS) à lâUniversité de Liège. Elle achève actuellement une thèse de doctorat sur la vision dans lâidéalisme Âallemand et la philosophie française poststructuraliste. Elle a publié plusieurs Âarticles au croisement entre philosophie et littérature, par exemple sur le ÂTerrier de Franz Kafka et le système hégélien ou sur lâargot chez Hugo, Céline et ÂDerrida et, plus récemment, « Photologie, linéarité et modernité politique. Du geste philosophique derridien » (Ãthique, Politique, Religions, 2018) et « âOs Desastres de Sofiaâ de Clarice Lispector, ou la réécriture entrelacée dâun triple rapport traditionnel : Homme-Femme, Maître-Ãlève, Divinité-Humain » (ÂCahiers du GRM, 2014).
Catherine Phillips
est chargée de cours au Département dâétudes langagières à lâUniversité de Toronto à Mississauga. Ses recherches portent sur la littérature française extra-contemporaine, sur lâÅuvre dâHélène Cixous, sur la problématique de lâaltérité, et sur lâapprentissage expérientiel, coopératif, et centré·e sur lâapprenant·e dans lâenseignement du français langue seconde ou étrangère. Le manuel de français intermédiaire Mise au point auquel elle a contribué les leçons et exercices de grammaire a été publié en hiver 2017, et son étude de lâintertextualité proustienne dans lâÅuvre récente de Cixous est sortie dans le volume Cixous depuis 2000 (Brill, 2017). Chercheuse, pédagogue et auteure, elle joue également ses morceaux engagés et poétiques sur scène à Toronto.
Hervé Sanson
docteur ès lettres, spécialiste des littératures francophones du Maghreb, est chercheur associé à lâITEM (CNRS). Auteur dâentretiens avec Habib Tengour, intitulés La Trace et lâécho. Une écriture en chemin (Le Tell, Blida, 2012), il a coordonné en 2013 un numéro de la revue Europe sur la littérature du Maroc. Il a collaboré à lâédition critique et génétique des Portraits dâAlbert Memmi, publiée en 2015 chez CNRS éditions, sous la direction du professeur Guy Dugas. Par ailleurs, il a publié en 2017, en collaboration avec Albert Memmi, Penser à vif. De la colonisation à la laïcité, aux éditions Non-Lieu. Enfin, il coordonne sur le plan scientifique lâédition critique et génétique des nouvelles de Mohammed Dib, à paraître chez CNRS éditions en 2020, à lâoccasion du centenaire de la naissance de lâécrivain.
Annelies Schulte Nordholt
a fait des études de philosophie et de littérature française à Paris et à Amsterdam. Elle enseigne la littérature française à lâUniversité de Leiden, Pays-Bas. Auteur de monographies sur Blanchot et sur Proust, elle a publié de nombreux articles sur la littérature moderne et contemporaine et lâessai Perec, Modiano, Raczymow. La génération dâaprès et la mémoire de la Shoah (Amsterdam, Rodopi, 2008). Elle travaille actuellement sur la représentation de lâespace urbain dans la littérature dâaprès-guerre, et prépare une monographie sur le thème des lieux chez Georges Perec. A paraître également sur lâÅuvre dâHélène Cixous : « Hélène Cixous et lâécriture de la postmémoire. Gare dâOsnabrück à Jérusalem », in Judéités sans Judaïsme après la Catastrophe, Francesca Dainese & Elena Quaglia éds., La Giuntina, Firenze, 2019.
Christa Stevens
a fait des études de littérature française à Nimègue et à Paris, où elle a longtemps suivi le séminaire dâHélène Cixous. Elle est lâauteure de LâÃcriture solaire dâHélène Cixous. Travail du texte et histoire du sujet dans Portrait du soleil (Amsterdam, Rodopi, 1999), ainsi que de nombreux articles sur lâÅuvre cixousienne. Elle a également travaillé sur la littérature africaine et caribéenne francophone et a plus récemment publié des articles sur des aspects de judéité dans les textes de Piotr Rawicz et dâAndré Schwarz-Bart. Après avoir enseigné les littératures française et francophone dans différentes universités néerlandaises, elle travaille actuellement dans lâédition universitaire et codirige la collection « Francopolyphonies » aux éditions Brill.
Metka ZupanÄiÄ
est professeure émérite de français â langues modernes à lâUniversité dâAlabama à Tuscaloosa. Spécialiste de la littérature française, francophone et translingue du XXe et du XXIe siècle, elle a publié en 2013 lâessai Les Ãcrivaines contemporaines et les mythes. Le remembrement au féminin (Karthala), après les volumes Hélène Cixous : texture mythique et alchimique (SUMMA Publications, 2007) et Lectures de Claude Simon. La polyphonie de la structure et du mythe (Les Ãditions du GRÃF, 2001). Parmi les ouvrages collectifs quâelle a dirigés en français et en anglais, le dernier sâintitule La Mythocritique contemporaine au féminin. Dialogue entre théorie et pratique (Karthala, 2016). Ses articles portent principalement sur la littérature des femmes contemporaines, dont Hélène Cixous, Julia Kristeva, Ãgota Kristóf, Chantal Chawaf, Jeanne Hyvrard, Marie-Sissi Labrèche, Andrée Christensen, etc., toujours principalement dans une optique mythocritique, comme dans le cas de Chitra Banerjee Divakaruni et dâAnanda Devi.