Notices sur les auteurs
Stéphanie Bertrand
agrégée de lettres modernes (2010), est maître de conférences en langue et littérature françaises (XXe-XXIe siècles) à l’Université de Lorraine (site de Metz). Auteur d’une thèse consacrée à l’aphorisme dans l’œuvre d’André Gide (à paraître aux éditions Classiques Garnier, dans la collection « Investigations stylistiques »), elle s’intéresse plus largement à la langue et au style des « écrivains de la NRF », tant sur le plan des imaginaires linguistiques (en particulier dans leurs liens à la construction d’identités collectives) que dans les formes spécifiques au style des idées.
Olivier Bessard-Banquy
ancien professionnel de l’édition parisienne, est professeur des universités, en poste au sein du Pôle des métiers du livre de l’Université de Bordeaux- Montaigne, le plus ancien des départements liés au livre, fondé par Robert Escarpit. Auteur de nombreux travaux sur la galaxie Gutenberg, il a tout particulièrement publié deux forts volumes sur l’édition littéraire au XXe siècle à partir d’entretiens et de recherches dans les fonds d’archives disponibles notamment à l’IMEC, La Fabrique du livre (de 1870 à 1968) et L’Industrie des lettres (de 1968 à aujourd’hui), tous deux parus chez Du Lérot éditeur en grand format.
Bruno Blanckeman
professeur de littérature française des XX-XXIe siècles à la Sorbonne Nouvelle, est l’auteur de plusieurs essais dont Les Récits indécidables (Jean Echenoz, Hervé Guibert, Pascal Quignard), Septentrion, 2000 ; Lire Patrick Modiano (Armand Colin, 2009) ; Le Roman depuis la Révolution française (PUF, 2011). Il a dirigé différents ouvrages collectifs (Narrations d’un nouveau siècle. Romans et récits français, 2001-2010) avec Barbara Havercroft (Presses Sorbonne Nouvelle, 2012), Annie Ernaux. Le temps et la mémoire, avec Francine Dugast, Francine Best et la participation d’Annie Ernaux (Stock, 2014) et le Dictionnaire Marguerite Yourcenar (Honoré Champion, 2017). Il dirige la collection « Fiction/Non Fiction XXI » aux Presses de la Sorbonne Nouvelle.
Pauline Bruley
est maîtresse de conférences en langue et littérature françaises à l’Université d’Angers (CIRPaLL, EA 7457). Spécialiste de Péguy (Rhétorique et style dans la prose de Charles Péguy, 2010), elle a récemment publié avec Martine Jey et Emmanuelle Kaës L’Écrivain et son école (XIXe-XXe siècles). Je t’aime moi non plus (Paris, Hermann, 2017). Elle prépare un livre sur l’évolution dans la production du discours oratoire au tournant des XIXe-XXe siècles.
Stéphane Chaudier
est professeur de littérature contemporaine à l’Université de Lille. Spécialiste de Marcel Proust (Proust et le vocabulaire religieux : la cathédrale profane, Champion, 2004 et Proust et le démon de la description, Garnier, 2019), il est aussi le directeur d’un ouvrage collectif sur Toussaint (Les Vérités de Jean-Philippe Toussaint, Presses Universitaires de Saint-Etienne, 2015) et sur la question du genre en chanson (Chabadabada, des hommes et des femmes dans la chanson française contemporaine, P.U. de Provence, 2018).
Claude Coste
professeur de littérature française contemporaine à l’Université de Cergy Pontoise, Claude Coste consacre une grande partie de sa recherche à l’œuvre de Roland Barthes dont il a édité, au Seuil, une anthologie (Barthes, 2010) et plusieurs séminaires (Comment vivre ensemble, 2002, Le Discours amoureux, 2007, Sarrasine de Balzac, 2011, Sur sept phrases de Bouvard et Pécuchet, 2015). Il est l’auteur de Roland Barthes moraliste, Presses Universitaires du Septentrion, 1998, Bêtise de Barthes, Klincksieck, 2011, Roland Barthes ou l’art du détour, Hermann, 2016).
Élodie Dufour
est agrégée de lettres modernes et l’auteur d’une thèse intitulée : « Comment peut-on être classique au tournant des XIXe et XXe siècles ? », sous la direction de Bertrand Vibert. Ses travaux portent en particulier sur l’œuvre romanesque d’Henri de Régnier, d’Anatole France et de René Boylesve. Elle a publié plusieurs articles, sur Régnier (« Henri de Régnier ‘postclassique’ ? Approche stylistique de La Double Maîtresse et du Passé vivant », Tel qu’en songe, Bulletin de la Société des Lecteurs d’Henri de Régnier, n° 3, 2017 et « Régnier pasticheur : pour éviter les malentendus », Tel qu’en songe, n° 1, 2015) et sur France (« La verve dans l’œuvre critique d’Anatole France », Recherches et Travaux, n° 85 : La verve, 2014). Membre de l’équipe de recherche Litt&Arts (UMR 5316, Université Grenoble-Alpes), elle participe à un projet d’édition numérique des cahiers et carnets d’Henri de Régnier (2017-2025). Elle est également secrétaire adjointe de la Société des Lecteurs d’Henri de Régnier.
Sophie Jollin-Bertocchi
docteur ès Lettres (Université Paris-Sorbonne), est maître de conférences en langue française à l’Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste du style, et plus particulièrement de la phrase romanesque des XXe et XXIe siècles, elle a publié une série d’études monographiques (Le Clézio, Echenoz, Mauvignier, Chevillard, Camus, Giono…). Elle mène également des recherches plus transversales portant sur l’histoire des idées (co-direction du collectif La Simplicité : manifestations et enjeux culturels du simple en art, Champion, 2017). Elle prépare actuellement un livre sur la phrase romanesque dans la littérature française du XXe siècle.
Serge Linarès
est professeur de littérature française des XXe et XXIe siècles à l’Université Sorbonne Nouvelle. Spécialiste de Jean Cocteau, il a édité ses Œuvres romanesques complètes dans la « Bibliothèque de la Pléiade » (2006), ainsi que deux études sur son œuvre : Jean Cocteau : le grave et l’aigu (1999) et Cocteau. La ligne d’un style (2000). Intéressé plus généralement par les rapports entre les lettres et les arts, il a aussi publié : Écrivains artistes. La tentation plastique (XVIIIe-XXIe siècle) (2010) ; Fenosa, la sculpture et les lettres (2011) et Picasso et les écrivains (2013). Ses recherches sur la spatialisation des textes poétiques l’ont récemment conduit à faire paraître Poésie en partage. Sur Pierre Reverdy et André du Bouchet (2018).
Bérengère Moricheau-Airaud
est maître de conférences en langue et littérature françaises au sein de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA), rattachée au Centre de Recherches en Poétique, Histoire Littéraire et Linguistique (CRPHLL), spécialisation en linguistique de l’énonciation et en stylistique. Auteure d’une thèse sur la représentation de discours autres et ses rapports avec l’ironie dans À la recherche du temps perdu. Publications notamment sur le discours rapporté sur le plan théorique, et sur le discours rapporté dans le texte proustien ; sur le comique proustien.
Elise Nottet-Chedeville
est agrégée de lettres modernes et doctorante en stylistique au sein du laboratoire STIH (Paris-Sorbonne). Elle prépare une thèse sur les poèmes de Jean Genet sous la direction de Jacques Dürrenmatt et s’intéresse plus largement à la littérature des XXe et XXIe siècles ainsi qu’à la génétique textuelle. L’un de ses articles est destiné à paraître dans la revue Genesis. Elle publie régulièrement des ouvrages à destination des étudiants aux éditions Flammarion. Après avoir enseigné dans le secondaire, elle occupe actuellement un poste d’Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’Université de Paris-Sorbonne.
Jacques-Philippe Saint-Gerand
professeur honoraire des universités de Poitiers, Clermont-Ferrand et Limoges (1972-2013), a tenté de comprendre les multiples aspects de la langue du XIXe siècle (http://projects.chass.utoronto.ca/langueXIX/) : histoire de la pensée du langage, de la grammaire, des dictionnaires et du style à partir d’auteurs tels qu’Alfred de Vigny, Senancour, Balzac, Flaubert, Huysmans, Mallarmé, Laforgue, etc. Publications en revues (Langages, Travaux de Linguistique, Le Français moderne, L’Information grammaticale, La Licorne, Romantisme, etc.) et chez Peeters, Clims-Denoël, Presses Universitaires du Mirail, Le Seuil, Bibliothèque de l’Information Grammaticale, Franz Steiner Verlag, Niemeyer.
Bruno Thibault
occupe la chaire Edward Rosenberg et Elizabeth Goodman de littérature française contemporaine à l’Université du Delaware. Il est l’auteur de quatre ouvrages critiques : Paul Morand : du modernisme au pétainisme (Summa, 1992), Danièle Sallenave et le don des morts (Rodopi, 2004), J. M. G. Le Clézio et la métaphore exotique (Rodopi, 2009), Un Jésus postmoderne : les récritures romanesques contemporaines des Évangiles (Brill, 2016), ainsi que d’une cinquantaine d’articles sur divers auteurs et cinéastes contemporains. Bruno Thibault a codirigé cinq volumes collectifs consacrés à l’oeuvre de J. M. G. Le Clézio. En 2014 il a dirigé un numéro spécial de la revue Europe consacré à l’œuvre de Danièle Sallenave depuis l’an 2000. Il prépare actuellement la publication des actes d’un colloque international consacré à cette romancière aux Presses de la Sorbonne Nouvelle. De 2005 à 2008, Bruno Thibault a codirigé la revue Nouvelles Études francophones. De 2008 à 2015, il a été rédacteur en chef de la revue Les Cahiers Le Clézio. Il dirige actuellement la collection Chiasma chez Brill.
Stéphanie Thonnerieux
est maîtresse de conférences à l’Université Lumière Lyon 2 et membre du groupe « Textes & langue » au sein de l’équipe de recherche PASSAGES XX-XXI (EA 4160). Ses travaux de recherche portent essentiellement sur la stylistique de la poésie des XIXe et XXe siècles (articles et communications sur Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Cendrars, Char, Jaccottet, Follain, Goffette …).
Sandrine Vaudrey-Luigi
est maître de conférences à la Sorbonne Nouvelle. Elle a écrit notamment La langue romanesque de Marguerite Duras, une liberté souvenante (Classiques Garnier, 2013) ainsi que des articles sur différents auteurs contemporains : Claude Simon, Pascal Quignard, Maylis de Kerangal, Marie Darrieussecq. Ses recherches portent principalement sur l’histoire des formes langagières depuis 1850 et sur les styles d’époque.
Ilias Yocaris
est maître de conférences en littérature française à l’Université Nice – Sophia-Antipolis. Ses recherches portent sur le fonctionnement sémiotique des textes littéraires, les fictions postmodernes et les composantes du style verbal. Il est entre autres l’auteur de Style et semiosis littéraire (Paris, Classiques Garnier, 2016, coll. « Investigations stylistiques »).